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Du tapis à la vie : une pratique qui se prolonge

  • Photo du rédacteur: Elisabeth NGUYEN
    Elisabeth NGUYEN
  • il y a 4 jours
  • 3 min de lecture

Le tapis de yoga est un espace singulier. Il est délimité, stable, silencieux. On y entre volontairement, sans enjeu extérieur, sans obligation de résultat. Et pourtant, tout ce qui s’y vit ressemble profondément à ce qui se joue dans la vie quotidienne. Le tapis devient alors un véritable terrain d’essai, une zone d’apprentissage sécurisée où l’on peut observer, ressentir, expérimenter… sans danger.



Revenir à la respiration quand la difficulté apparait


Quand une posture devient difficile, quand l’effort monte ou que l’inconfort apparaît, la première invitation du yoga est presque toujours la même : revenir à la respiration. Revenir au souffle, à quelque chose de simple, de présent, de fiable. Dans la vie aussi, lorsque le stress surgit, lorsque la pression augmente, ce retour à la respiration est souvent la clé pour ne pas se laisser emporter. Sur le tapis, on apprend concrètement que le souffle peut nous soutenir. Et cette expérience, vécue dans le corps, devient une ressource disponible bien au-delà de la séance.



Tomber, se relever et continuer


Il arrive aussi que l’on perde l’équilibre. Que l’on tombe. Sur un tapis, tomber n’est pas grave. On ne s’en veut pas, on n’accuse ni le tapis, ni le sol, ni le courant d’air. On se relève simplement, on se replace, et on réessaie. Ce geste, en apparence anodin, est profondément éducatif. Il nous apprend à sortir du réflexe de culpabilité ou de justification, pour entrer dans une attitude plus mature : accepter ce qui est, puis continuer. Dans la vie, cette capacité à se relever sans s’acharner contre soi ou contre les autres est précieuse.



Rester calme au coeur de l'intensité


Certaines postures demandent aussi de rester calme dans l’intensité. Le corps tremble, l’envie de sortir est forte, mais l’on choisit de rester, quelques respirations encore, sans se crisper. Là encore, le tapis devient un laboratoire. Il nous montre que l’on peut traverser une difficulté sans panique, sans violence intérieure, en restant présent et conscient. Cette qualité de présence est exactement celle qui nous aide à traverser les périodes plus tendues de la vie.



L'apprentissage du temps et de la patience


Le yoga enseigne également le temps. En Yin yoga notamment, mais aussi dans toute pratique régulière, on découvre que certaines choses ne peuvent pas être forcées. Le corps s’ouvre quand il est prêt. Les tissus se relâchent quand on leur laisse le temps. On apprend la patience, non pas comme une attente passive, mais comme une confiance dans le processus. Dans la vie, cette patience est souvent mise à rude épreuve, et pourtant, elle est essentielle pour accompagner les transformations profondes.



Trouver sa juste frontière : quand s'arrêter et quand continuer ?

Sur le tapis, on apprend aussi à se respecter. Aucun squelette ne se ressemble. Aucune morphologie n’est identique. Une posture peut être accessible pour l’un et inconfortable, voire inadaptée, pour un autre. Le yoga invite à honorer cette réalité, à écouter son corps plutôt qu’à suivre un modèle extérieur. Cette écoute conduit naturellement à une question fondamentale : où est ma limite aujourd’hui ? À quel moment est-il juste de continuer, et à quel moment est-il sage de s’arrêter ? Apprendre à dire stop sur le tapis, c’est apprendre à se respecter dans la vie.


Sortir de la comparaison et honorer son individualité

Il n’y a pas de comparaison possible sur un tapis. Chacun pratique avec son histoire, son corps, son énergie du jour. Et plus on avance, plus la comparaison perd son sens. On découvre la valeur de l’individualité, la richesse de ce qui est unique. Cette reconnaissance de soi, sans hiérarchie ni jugement, est un socle solide pour une relation plus apaisée aux autres.


Se donner des défis pour rester vivant et curieux

Le tapis est aussi un lieu de challenge. Non pas pour se prouver quelque chose, mais pour rester vivant, curieux, engagé. Essayer une posture que l’on ne maîtrise pas encore, explorer une transition nouvelle, sortir doucement de sa zone de confort. Ces petits défis entretiennent la mobilité du corps, mais aussi celle de l’esprit. Ils nourrissent la jeunesse intérieure, cette capacité à apprendre encore, quel que soit l’âge.


Savasana : l'art du repos et de l'intégration

Et puis il y a la fin de la séance. Savasana. Le moment où l’on ne fait plus rien. Où l’on se repose, simplement. Ce temps est essentiel. C’est là que le corps intègre, que le système nerveux se régule, que l’expérience se dépose. Dans la vie aussi, savoir se reposer, s’arrêter, intégrer ce qui a été vécu est fondamental. Sans ces temps de pause, rien ne s’ancre vraiment.


Ainsi, séance après séance, le tapis devient un miroir. Un espace d’observation et d’entraînement à la vie. Ce qui s’y apprend est transférable, vivant, concret. Et c’est peut-être là l’un des grands cadeaux du yoga : offrir un lieu sûr pour expérimenter, afin de marcher ensuite dans la vie avec plus de conscience, de justesse et de douceur..

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